C’est l’histoire d’une tige de deux mètres ou presque qui débarque avec ses grands bras, ses jambes trop longues, son corps qui déraille et son cœur grand ouvert. Clown punk, contorsionniste de l’intime, Christine saute à pieds joints dans tout ce qu’on planque sous le tapis : la solitude, la peur de vieillir, les corps fatigués, les regrets, le sexe, la mort… Pourquoi nous a-t-on appris à cacher nos désirs, nos colères et nos problèmes digestifs comme des secrets honteux ? Christine, elle, s’en fout. Elle shoote dans le tabou à coups d’acrobaties absurdes, de maladresses magnifiques et de vérités qu’on ose rarement se balancer en face même quand on a quarante ans. Un solo tendre et sauvage, qui prend le public par la main pour mieux lui retourner le ventre.
Je te donne mon intime.
Je crois qu’il parle de nous tous.
Moi, je suis un animal de compagnie.
Si tu n’avais pas été là, je n’aurais pas vécu ce moment comme ça. Peut-être qu’il ne m’aurait pas fait rire.
Tu te souviens de nos fous-rires qui duraient de longues minutes? … Pourquoi on riait finalement?
Dans Quarantaines nous retrouverons Christine de More Aura qui revient nous parler de nous. Dans ce nouveau spectacle, Véronique Tuaillon questionne ce que nous partageons de notre intimité.
Finalement, que connaissons-nous de nous-mêmes? et des autres?
Nos intimes sont-ils universels?
D’un bond dans l’enfance au moment présent, du souvenir de jeunesse à la conscience d’une mort certaine et de plus en plus proche, Quarantaines questionne sur le sens de ce que nous sommes, ce qui nous fait exister.